ABSTRACTION, ABSTRACTIONS ! – Centre d’art Les Tanneries, Amilly
Avec : Nicolas Aiello, Francis Alÿs, William Anastasi, Silvia Bächli, Katinka Bock, Philippe Decrauzat, Philippe Gronon, Jacques Julien, Ad Minoliti, Pascal Pinaud, Delphine Reist, Emma Reyes, Christian Robert-Tissot, Edgar Sarin, Alain Séchas, Agnès Thurnauer, Franz Erhard Walther / Commissaire : Thierry Davila




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BRION GYSIN, LE DERNIER MUSÉE, Musée d’Art Moderne, Paris
Avec, entre autres, William Burrough, Julie Mehretu, Philippe Decrauzat, Henri Michaux, John Giorno, Carl Andre, Etel Adnan, Pierrette Bloch, Jean Degottex, …
https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-brion-gysin



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I PREFER NOT TO TOO, Galerie Martine Aboucaya, Paris
Group show avec :
Ignasi Aballí, Nicolas Aiello, Robert Barry, Véronique Béland + Julie Hétu, Berdaguer & Péjus, Marcel Broodthaers, Étienne Chambaud, Detanico / Lain, Damien Dion, Élodie Huet, Lamia Joreige, Claire Morel, Russell Perkins, Hubert Renard, Evariste Richer, Stéphanie Saadé, Charles Sandison, Michael Snow
https://martineaboucaya.com/exhibitions/126-i-would-prefer-not-to-too-group-show/






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Conversation
Nicolas Aiello & Denys Riout
C’est une histoire de cache-cache, de jeu mêlé de provocation, ou pour mieux dire, d’art. En 1953, Robert Rauschenberg demandait à Wilhem de Kooning un dessin, afin de l’effacer. L’œuvre, désormais entrée dans les collections du San Francisco Museum of Modern Art, intrigue : qui, la considérant, n’a pas rêvé de connaitre le dessin aujourd’hui réduit à l’état de traces infimes ? Recourant aux moyens de l’informatique, Nicolas Aiello entreprit d’annuler le travail de la gomme. Son « film d’animation », Revealed de Kooning Drawing (2011), entré dans les collections du MNAM (Centre Pompidou) en 2025, est actuellement visible dans le cadre de l’exposition I Would Prefer Not To Too, à la Galerie Martine Aboucaya.
Il s’entretiendra de tout cela avec Denys Riout.
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LES DONNÉES DU DESSIN – École Supérieure Nationale d’Architecture de Saint-Étienne.
Avec : Nicolas Aiello, Fabienne Ballandras, Leïla Brett, Didier Rittener, Marianne Mispelaëre, Violaine Lochu.
Conçue en résonance avec le colloque — Les données du dessin. Transfert, transposition, transcription — cette exposition associe plusieurs ensembles d’œuvres graphiques fondées sur des processus de reprises et des protocoles de reports de signaux, signes visibles ou signes lisibles.
Si toutes partent de données préalables — iconographiques, textuelles, matérielles, ou sonore, parfois similaires (le journal Le Monde par exemple), chacune trace un trajet singulier conduisant par réactivation et transduction plastique, à des expérimentations formelles variées sur le mode de la réécriture, dont l’unique point commun reste une attention portée à l’économie du dessin.




En parallèle de l’exposition, un colloque a été organisé : Les données du dessin. Transfert, transposition, transcription
Colloque international co-organisé par Anne Favier – Laboratoire ECLLA de l’Université Jean Monnet Saint-Étienne et Rémy Jacquier – Unité de Recherche Architectures & Transformations de l’ENSASE, en partenariat avec la HEAD — Genève, Haute école d’art et de design et L’Assaut de la Menuiserie.
Dans un monde marqué par la saturation visuelle et informationnelle, dominé par les logiques de gestion et de traitement des données, comment penser aujourd’hui cet invariant anthropologique qu’est la pratique du dessin ?
Dans le cadre de ce colloque international, associé à deux expositions collectives, il s’agira d’abord de considérer le dessin comme un processus d’activations multiples. Pratique ancestrale, mise en œuvre avec des moyens modestes mais inscrite dans des durées de réalisation parfois étirées, le dessin, à travers des gestes variés de réécriture — voire des protocoles d’effacement — peut permettre de transposer des données/sources préalables.
Ces processus de transposition relèvent alors de retranscriptions, de transferts ou de traductions critiques, voire de transductions (si l’on revient à l’origine du terme « traduction » qui souligne l’écart à l’œuvre dans toute pratique de transcription).
Entre copies, relevés, systèmes de notation ou de codage, entre visible et invisible, lisible et illisible, ces mécanismes s’apparentent à des formes d’écritures manuelles au second degré. Par déplacements graphiques et reconfigurations visuelles, ils ouvrent de nouvelles manières de voir, de lire, d’interpréter, de penser et de représenter un monde de plus en plus automatiquement encodé.
En questionnant l’économie esthétique dans un en deçà ou un au-delà de l’image, le dessin apparaît, loin d’être réductible à une simple technique, comme un geste critique de transformation susceptible d’interroger les productions de signes, leurs temporalités, leurs modes de circulation et leurs mutations.
Ce colloque propose ainsi d’envisager le dessin non plus comme la représentation figée d’un sujet ou d’un projet, mais comme trajet, comme système ouvert de réécriture, en résonance avec la notion de « scription » telle que pensée par Sally Bonn.
À travers les notions de transfert, de transposition et de transcription, la manifestation mettra en lumière les mécanismes de déplacement et les protocoles de reprise dans les pratiques contemporaines du dessin : activations multiples par transferts de sources iconographiques elles-mêmes redessinées (Didier Rittener et son archive graphique Libre de droits, les images de presse « repassées » par Fabienne Ballandras, les dessins délégués de Rirkrit Tiravanija) ; reprises de banques de données agencées et reconfigurées (les combinaisons d’images et de documents textuels dans les dessins au fusain d’Alain Huck, les conférences-performances dessinées d’Éric Valette) ; mises en récit croisant enquêtes, archives, sources scientifiques et représentations spatiales (Anna Buno, Lise Terdjman, Bernard Tschumi) ; parcours visuels et données scientifiques transposés en dessin (les diagrammes protocolaires de Pierre Bismuth, Julien Prévieux, les laboratoires graphiques de Jérémy Segard) ; transcriptions gestuelles ou sonores sur le mode de la partition (Violaine Lochu, Rémy Jacquier, Atsunobu Kohira) ; ou encore réécritures et translittérations de matériaux textuels (Nicolas Aiello, Irma Blank, Mirtha Dermisache, Leïla Brett, Marianne Mispelaëre).
Les artistes activent ainsi des protocoles graphiques à partir de sources hétérogènes — « bases de données » matérielles ou immatérielles, images d’archives, iconographies médiatiques, relevés textuels et linguistiques, données scientifiques, sonores, spatiales ou architecturales — qu’il s’agit de faire travailler, de reprendre en main et de reconsidérer par le geste scripteur.
Le dessin envisagé comme processus dynamique et néoténique se fait ainsi médium du passage et de la transmutation : d’un état à un autre, d’un support à un autre, d’une forme à une autre, d’une écriture à une autre. « Comment cet intermédiaire conceptuel et formel fait-il œuvre ? », se demande encore l’artiste-chercheuse Farah Khelil.
À travers ses multiples acceptions, nous étudierons comment et selon quels enjeux sémantiques et épistémologiques le dessin contemporain met en œuvre et donne à voir des mécanismes de transposition et de transduction — cette dernière désignant moins une transmission qu’un changement d’état ou de milieu.
Liens youtube vers les interventions du colloque : https://www.youtube.com/watch?v=BpbswClDkzI&list=PLRCV7-iZfqgFCL7JH0LrrsSqymJ8LDXsy
